BIOGRAPHIE

CAROLINE FAILLET

De formation HEC, Caroline Faillet s’intéresse dès le début des années 2000  aux phénomènes de propagation propres au web. Elle entreprend alors de décoder rumeurs et opinions dans les rares espaces, ancêtres des média sociaux.  En 2004, elle cofonde le cabinet Bolero, dont la vocation est de décrypter les opinions et comportements des internautes pour éclairer les stratégies des organisations. En 2017, elle est l'auteur de l'Art de la Guerre Digitale (Dunod) dans lequel elle porte un regard expert sur la sociologie du web et dévoile les luttes de pouvoir post-révolutions numériques. Consciente de l’impact que peut avoir les jeux d’influence du web sur notre société, elle entreprend en 2018 la publication d’un nouvel ouvrage consacré au Fake News et à leur décryptage (Décoder l’info : comment décrypter les Fakes News? - Bréal 2018). Se décrivant comme une « Netnologue », elle partage régulièrement son expérience pour contribuer au débat dans le monde académique (HEC, Celsa-La Sorbonne) et dans les nombreux événements consacrés à la transformation digitale.

Fondation sur le campus de l'école de l'agence de marketing virale IPNOZ

 

1999

2006

 

Première gestion de crise sur le web social

 

 

Publication de

L'Art De La Guerre Digitale 

 

2016

2012


Enseignement à HEC Executive Education et à l'IHEDN

Fondation du cabinet de veille et conseil en stratégie digitale BOLERO.

 

2004

2000


Diplômée d'HEC,
majeure Finance

Enseignement au Celsa en Master

 

2008

2003


Conception de la méthode Bolero de cartographie de l'opinion

2017

 

Prix 2017 de l’Académie des Sciences Commerciales

Publication de

Décoder l'info : décryptage des fake news

 

2018

 
 
 

netnologue

La netnologie est le terme imaginé par les fondateurs de Bolero pour décrire ce nouveau métier qui est le leur : l’étude de l’influence d’Internet sur le comportement des publics. Le netnologue cherche à comprendre la manière dont se prennent les décisions et se forgent les opinions à travers la consultation des supports numériques. Pour y parvenir, les équipes de Bolero utilisent la méthode conçue par Caroline Faillet dès 2003, alors qu’elle étudiait les mécanismes de propagation du Net. Cette méthode puise ses fondements théoriques dans la psychologie et la sociologie (Cialdini, Simon, Hofstede, Boyd), principes que Caroline a revisités par sa compréhension des réseaux et sa connaissance des données. Elle se déroule en deux phases :

 1

La phase qualitative

La première étape consiste à extraire de l’opinion spontanée des publics et doit permettre de comprendre comment l’individu se représente le monde (en l’occurrence, le sujet de l’étude) : quelles sont ses aspirations, ses motivations, ses préoccupations. Elle aboutit à une segmentation des publics en communautés et à une cartographie de leurs attitudes. La hiérarchisation des cibles à partir de cette cartographie conduit ensuite à la deuxième phase.

 2

La phase quanitative

La seconde phase tente de décrire les parcours digitaux des cibles retenues préalablement. Le netnologue modélise l’ensemble des points de passage des communautés, à partir des traces numériques laissées par les internautes. La compréhension des mécanismes d’influence qui s’exerce sur l’individu réside dans la description de ce cheminement d’internaute et de l’information à laquelle il va être successivement exposé. C’est la somme de ces influences qui va le pousser à acheter in fine un produit ou à signer une pétition.

En conclusion,

La devise du netnologue pourrait être « dis-moi à quelle communauté tu appartiens et je te dirai quelle va être ta décision ».

Pourquoi ce livre, l’art de la guerre digitale ?

A travers mon expérience avec Bolero, je suis depuis 15 ans une observatrice neutre des jeux de pouvoir entre le citoyen et les organisations. En théorie, les armes digitales sont à la disposition de tous mais elles sont en réalité bien mieux maîtrisées par une minorité de dogmatiques ou les GAFA. A travers cet ouvrage, je souhaite donc réveiller le stratège qui sommeille chez les dirigeants d’organisations, quelles qu’elles soient, pour les éclairer sur les nouvelles armes qui sont à leur disposition et la manière de les utiliser pour tirer des avantages compétitifs, survivre aux menaces d’ubérisation ou contrecarrer une attaque de réputation. Sans pour autant chercher à prendre position, je suis convaincue que ces nouvelles techniques de guerre ne doivent pas rester l’apanage de quelques idéologues.

Mais surtout forte de quinze ans de « mémoires de guerre digitale » et partageant la conviction que « la guerre, c'est la guerre des hommes ; la paix, c'est la guerre des idées » (Victor Hugo), je souhaite éclairer les organisations sur la manière d’éviter la guerre, en évoluant harmonieusement au contact de ce qu’est devenu le cybercitoyen et en accompagnant la mutation de leur entreprise.

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